enviedetrail

12 mai 2012

Séance VTT aquatique Hostens

Petite reco programmée avec Arno sur le site du raid d'Hostens. Il fait grand beau on doit pouvoir se faire plaisir avec une bonne balade à VTT.

Très vite je me rends compte que le niveau des lacs est très haut et que les bas fonds sont inondés.

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La séance va donc se transformer en bain de boue et bonne partie de rigolade.

Bref on s'est régalé sur les caminots du pays paroupian.

La preuve en vidéo sur la page facebook des Caminotayres.

 

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Raid du Ciron

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Ce samedi 5 mai, au programme, le Raid du Ciron à Bernos Beaulac avec les Caminotayres. Je fais équipe avec Arno pour ce raid réputé hard (16km de trail / 5km de canoë / 25km de VTT). 3 équipes de caminotayres sont inscrites et on a envie d'en découdre après la première expérience concluante de Bommes. Le temps est menacant sur le sud Gironde et on prends une bonne averse avant le départ.

J'ai un peu d'apréhension avec ma récidive sur mon entorse, malgré le strap, je suis moyennement confiant. Un petit échauffement rapide et on va se placer sur la ligne.

On sait que le fait de démarrer par la course à pied va nous placer devant mais qu'on va sentir le souffle des spécialistes revenir sur nous au fil du parcours.

Très vite, Denis Cassin et Jérome Demaershalck, deux très bons coureurs à pied prennent la tête des opérations. On est partis prudemment avec Arno, j'appréhende la pose de pied sur les parties techniques.

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On se trouve en 3ème position mais on revient dès le 5ème kilomètre sur les 2ème, je vois avec plaisir qu'il s'agit de mon pote Sébastien Horrereau et de son frère. On fait un bout de chemin ensemble puis à la faveur d'une partie roulante, on accélère un peu avec Arno pour prendre quelques longueurs d'avance.

Je ne suis pas très à l'aise, un peu crispé et je sens que l'entraînement de ces dernières semaines pèse et que je manque de fraicheur. Arno est pas mal et assure la plus grande partie du rythme. Je me contente de suivre et les nombreux passages dans l'eau serrent un peu plus le strap autour de ma cheville.

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On termine la session course à pied en 2ème position, assez loin du duo de tête et en n'ayant pas fait un gros écart avec nos poursuivants.

On embarque rapidement sur le canoë après un peu plus d'une heure de course. Il y a beaucoup de courant, gros débit, le niveau est haut. Ca descend tout seul mais encore faut'il ne pas se laisser embarquer. C'est ce qui nous arrive d'ailleurs et les frères Horrereau en profitent pour nous doubler. On se reconcentre assez vite mais une petite erreur à la sortie d'un rapide coute un bain à Arno, je récupère le bateau in extremis.

Nous passons les deux glissières secoués mais sans encombres.

Cette session canoë passe très vite et même si nous nous faisons reprendre sur la fin nous sortons de l'eau en 4 ou 5ème position.

Très vite le début du VTT est technique, que du single, beaucoup de pilotage, pas moyen de mettre du braquet.

Je ne suis pas mal sur le début du VTT et j'ai trouvé un bon tempo, mais Arno a du mal sur ces sentiers techniques et il a des crampes aux mollets. On lève le pied et on s'hydrate autant que possible car il est difficile d'accéder aux bidons. Une erreur de débutant, en connaissant le parcours on aurait opté por le camelbag.

Arno se refait une santé mais c'est maintenant moi qui ne suis pas bien et ça ne reviendra pas. Je n'ai pas grand chose dans les jambes et je manque d'équilibre sur le vélo. Je n'arrive pas à être à l'aise sur ce circuit beaucoup trop typé pour moi. On perd des places et la fin du parcours est interminable. Je me bagarre néanmoins sur la fin pour garder notre place mais c'est Arno qui assure le rythme et qui tient le team sur cette fin de parcours.

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On termine en 8ème position en ayant fait un très mauvais vélo, ce qui me laissera quelques regrêts, mais bon l'apprentissage est encore long.

On fera mieux à la prochaine.

Tous les Caminotayres rentrent à bon port avec un excèllent temps canoë pour Fred et Baptiste et une grosse souffrance pour Ronan.

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03 mai 2012

Seul au monde

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Spirit of Trail

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25 avril 2012

Ma vidéo du Trail des Citadelles

Des images filmées par Chantal tout au long de la course.

 


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21 avril 2012

vidéo

La suite.

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17 avril 2012

Vidéo sport extrème

C'est pas du trail mais ça vaut le coup d'oeil.

Images magnifiques, Haute définition, Dépassement de soi.

Enorme.

 

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10 avril 2012

TRAIL DES CITADELLES 2012 : Le compte rendu.

TRAIL DES CITADELLES 2012 : LE COMPTE RENDU.

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Le trail des Citadelles, c’est un peu pour moi chaque année l’ouverture de la saison.

Même si cette année il y a eu l’aventure du  Team Trail du Grand Brassac, je sais que cette course est un véritable juge de paix sur le travail effectué tellement elle est exigeante et technique.

Il y a les incertitudes du début de saison : où est-ce que j’en suis en vitesse de base ? Est-ce que j’ai assez développé mon foncier ? Est-ce que j’ai fait suffisamment de côtes ?

A ces incertitudes « classiques » pour chacun de nous se rajoute pour moi l’incertitude de l’état de mes chevilles.

Ma gamelle à VTT a laissé des traces et si j’ai bien bossé en kiné pour les renforcer, on est encore inquiet pour les descentes sur ce parcours.

D’autant plus que pour ne pas déroger à la tradition, il se met à pleuvoir fort la veille au soir sur le Pays d’Olmes et de grosses averses vont se succéder toute la nuit.

Le petit décrassage effectué avec Jean Bernard, le long de l’Hers, me confirme que certains passages seront gras ; comme d’habitude.

C’est plus humide que l’an passé, donc ça devrait aller moins vite et ça peut jouer sur le temps de course.

Je suis impatient d’y aller malgré les incertitudes, j’ai envie de savoir ce que m’a apporté l’entraînement croisé et les nombreuses séances à vélo effectuées pour laisser reposer les chevilles.

Cette année, je suis dans des conditions idéales pour la course puisque Jean Bernard est là pour m’assister sur les ravitaillements, Chantal s’occupe de filmer, ma maman et mon fils sont là pour me soutenir. Estelle et Lili participant pour leur part à la randonnée.

Le fait d’être assisté me permet de partir léger avec le porte-bidons et juste les vivres nécessaires. J’aurais deux ravitaillements pour recharger en boisson et gels.

8h00, l’heure du départ est arrivée. Le temps est humide, on va prendre de la pluie et il va faire froid en haut de Montségur.

L’échauffement s’est bien passé, je suis dedans, j’ai envie de bien faire et de me tester. Je suis décidé à prendre des risques.

Après la souffrance de l’an passé, je sais que quoiqu’il arrive j’irais au bout et je n’appréhende pas la distance, le fait de connaître le parcours me donne une certaine confiance.

A la différence de l’an passé, je me place directement sur la première ligne bien décidé à partir dans les premiers pour éviter d’être trop loin sur le premier single de ne pas pouvoir prendre mon rythme.

Le départ est donné, je me place dans le groupe de tête. Tous les favoris sont là. Je reconnais quelques têtes connues : Claude Escots, Patrick Bruni, Bruno Bareilles, Remy Jégard, ….

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On quitte la route pour les allées roulantes le long de la rivière et ça courre assez vite. Ma Suunto est calée sur 3’40 au kilo et on est à 15km/h dans les premières petites bosses.

Je sens que ça va vite mais je me sens très bien et je sais que je suis dans les 10 premiers en attaquant les premiers singles. Je suis motivé à rester le plus longtemps possible dans ce top 10.

Je pense que même si la course est relevée cette année, l’objectif est réalisable après il faut que la cheville tienne mais pour une fois, je suis décidé à prendre des risques.

Une dizaine de minutes de course et le concurrent devant moi se fait une petite entorse sans conséquence. Je suis en train de boire et je me dis qu’il faut que je reste concentré sur mes appuis. A peine cette pensée me traverse l’esprit que je me foule la cheville droite en rangeant mon bidon. Je peste et boite sur quelques appuis. Ca a l’air d’aller. Heureusement que ce n’est pas l’autre sinon la course s’arrêtait là.

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Nous sortons sur la petite route, je relance un petit peu, nous sommes tout un groupe et je me replace avant l’entrée dans la forêt et les premières pentes raides. Les jambes répondent sur le roulant, on va voir ce que ça donne dans le raide. Les dernières séances de côtes ont été faites à vélo uniquement et j’ai peur de manquer de puissance au sol, surtout que celui-ci est maintenant très gras.

On arrive dans les premiers lacets. Je passe presque tout en courant, je me sens pas mal en marchant par rapport à l’an passé. Je décide de ne m’occuper que de moi et de faire mon rythme.

Je débouche sur les crêtes du Madoual, la première partie de la montée est passée très vite. Je relance un peu sur la pelouse et la petite descente jusqu’aux ruines de Péchiquelle.

Je prends le chemin pavé pour aller au col du tremblement. Ca se passe pas mal, je vois des coureurs juste devant moi et je sens que ce n’est pas loin derrière. Nous sommes tous éloignés de quelques mètres tout au plus.

Je suis au col, il y a encore beaucoup de monde cette année et j’entends les : « Allez papa ! » de mon fiston. Ca me file la pêche. Tous mes supporters sont là. Jean Bernard m’encourage et me dit que je suis 4ème  et je sens dans sa voix une pointe d’inquiétude, je lui dis que ça va.

Je lève enfin la tête. Claude Escots est en tête, Patrick Bruni est juste derrière à quelques longueurs, le coureur qui vient de me doubler sur les crêtes est juste devant moi, Bruno Bareilles et un autre coureur sont sur mes talons.

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Je consulte ma montre, j’ai trois minutes d’avance sur ma meilleure montée depuis Lavelanet. Je me demande un instant si je ne suis pas parti trop vite mais je chasse vite ces pensées de mon esprit et me concentre sur l’ascension du pog. Bruno Bareilles et un coureur corse qui finira 2ème  me doublent dans la montée des marches. J’en profite pour m’alimenter et prendre un gel.

Le temps est très frais en haut du château. Je pointe 6ème, je suis hyper concentré pour attaquer la descente.

Les pierres sont très glissantes et mes chaussures qui adhèrent bien sur les portions boueuses sont des patinoires sur les pierres polies.

Je suis très (trop) prudent et un peu crispé, je fais gaffe à ma cheville et je croise pas mal de concurrent en train de monter.

Je suis en bas du pog, j’ai déjà 7 à 8 minutes d’avance par rapport à l’an passé.

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Je m’engage dans la descente vers Montferrier. La descente se passe sans trop de problème même si je sens que ça recolle derrière moi et que je suis moins confiant que dans la montée.

Mais la moyenne reste élevée et ça courre encore vite. On arrive à Montferrier. Jean Bernard m’attend, concentré sur son rôle. Je lui tends mes bidons pour qu’il refasse le plein, le temps que je reprenne des gels et boive un verre de coca auprès des bénévoles. Mon fils est encore là à m’encourager.

Quelques secondes d’arrêts seulement et je repars dans un petit peloton, les trois, quatre premiers sont partis mais derrière tout le monde se suit avec peu d’écart, je pointe en 11ème position mais du 5ème au 20ème il ne doit pas y avoir plus de 2 minutes car dans la montée pour quitter Montferrier je vois aussi bien les coureurs devant moi que derrière.

Cette bosse sèche passe pas mal mais c’est parti assez vite et j’ai besoin de souffler. J’appréhende un peu la descente vers Silence qui l’an passé était très boueuse. C’est pareil cette année et les quelques places gagnées en montée sont aussitôt perdues en descentes. Maudite cheville, j’ai le frein à main et je le sens bien, du coup je fais de gros efforts musculaires.

Je passe sous le pont à Silence et je retrouve Jean Bernard et Chantal qui m’encourage. Je suis 12ème. On n’arrête pas de se doubler et de se redoubler en fonction de la topographie. Je leur dit que je vais gérer un peu jusqu’à Roquefixade car on n’est qu’à mi-course.

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La belle petite montée dans le bois ne se passe pas trop mal même si je dois m’arrêter quelques secondes pour sortir un caillou de ma chaussure. Remy Jégard me double à cette occasion mais je le repasse assez vite dans la forêt avant de retrouver la route qui monte vers Roquefixade.

Cette montée sur la petite route est vraiment difficile, un long faux plat montant, interminable, où on est tout le temps en prise. Il faut courir mais on n’avance pas et c’est très long mais comme l’an passé, personne ne rentre sur moi sur cette partie et au contraire, je distance le petit groupe de  3 coureurs que je distingue derrière moi dans les virages.

Enfin on quitte la route pour le chemin qui passe sous la barre rocheuse en direction du village. J’essaie de récupérer des forces avant la montée au château. Il y a beaucoup de monde au village.

Je prends le début de la montée en trottinant jusqu’aux premières marches et j’enchaîne  en marchant dans la partie raide, j’arrive à recourir au milieu des buis, je passe à proximité du château et me dirige vers la crête. Je suis bien et je reprends du monde. C’est incroyable comme les écarts sont faibles au bout de 2h30 de course et comme les positions changent. Je suis 13ème

Le passage sur la crête est un peu technique jusqu’au virage à droite et le début de la descente vers Roquefort les cascades. Je ne négocie pas trop mal mais la descente me coute encore trois places. Cependant je passe Patrick Bruni qui semble avoir des soucis, un petit mot pour voir si  ça va et comme on est à proximité du ravitaillement je ne m’attarde pas.

J’arrive en 15ème position. Jean Bernard m’attend prêt à ravitailler. Il me recharge mes bidons et je me restaure avec un peu de coca, du fromage et du saucisson. Je repars là encore assez vite mais un peu trop car je me rends compte que j’ai oublié de prendre mes gels. Je peste un peu mais je suis hors zone, je ne prends pas le risque de revenir ou de me faire disqualifier. Il me reste 2 gels car j’en ai toujours un de secours et je sais qu’il y a un mini ravito à Raissac où je pourrais prendre du salé si besoin.

Je m’engage donc sur le chemin roulant qui longe la vallée en direction de Péreille. Je déteste cette partie. Comme l’an passé où j’avais explosé à cet endroit, j’ai du mal à repartir mais je me force à courir. Je commence à être dans le dur physiquement. Je n’avance pas alors que c’est facile sur cette partie. Je me retourne beaucoup en me disant que vu la faible allure à laquelle je coure beaucoup de coureurs vont me reprendre. Mais je ne vois personne rentrer même si je sais que les écarts sont encore faibles. La première petite bosse à la carrière passe relativement bien. Je passe le pont et attaque la montée de Péreille où Iker Carrera m’avait rattrapé l’an passé. Je vois que deux coureurs ne sont pas loin devant moi et je force l’allure dans la montée, je rentre assez vite avant la falaise d’escalade et j’enchaîne en courant la traversée du village, je négocie bien le passage technique sur les rochers et me retrouve dans la descente sur la route, je bifurque dans le champ à gauche en devers et me voilà à Raissac. Cette partie est passée beaucoup plus vite que l’an passé. Je ne me sens pas mal. Je suis revenu en 13ème position mais on est pas mal ensemble et je me remets en tête l’objectif du top 10. Il est là juste devant. C’est jouable, les 5/6 premiers sont loin mais après tout peut se jouer en étant bon dans l’ascension du mur et sur les crêtes.

Je repars du ravito sous les encouragements de Jean Bernard et Chantal avec Laurent Harguindeguy avec qui j’ai couru une bonne partie du GRP. Je sais que Laurent est un bon grimpeur dans les parties marchées et que c’est un coureur solide et très régulier. Je suis heureux de le retrouver là et je me dis que sa présence peut m’aider.

On attaque la montée ensemble en marchant, impossible de courir dans ce mur. Impossible, non, car un coureur revient sur nous en courant. On n’en revient pas. Je commence à avoir du mal musculairement, je laisse passer Laurent mais il me lâche aussitôt dans la fin de la montée.

Je commence à avoir une défaillance, je sens que je fais une petite hypoglycémie. J’ai raté une prise de gels et je vais le payer cash. Je commence à avoir la tête qui tourne. Je me ravitaille mais c’est dur les jambes tétanisent dans cette fin de montée. Je n’en vois pas la fin. Pour la première fois, je panique un peu. Tous les efforts consentis depuis le début de la matinée compromis par un moment d’inattention. Il reste moins de 30 minutes de course, ce n’est pas possible, je ne vais pas craquer maintenant.

J’arrive péniblement en haut du mur, j’essaie de relancer aussitôt en courant et je m’arrête aussitôt, pris d’énormes crampes. D’abord, les mollets, puis les adducteurs, puis les ischios, …

J’ai deux bouts de bois à la place des jambes, impossible de mettre un pied devant l’autre.

Je vois un premier coureur passer, quelques mètres plus loin, un autre. Adieu le top 10.

Je m’en veux, je  prends un gros coup au moral, j’essaie de relancer, je me gueule dessus.

Mais je suis obligé de m’arrêter régulièrement, encore une place de perdue, encore une…

La crête est interminable, comme l’an passé, il me tarde de voir la croix sortir de la forêt. Je me contente de trottiner en repoussant les crampes autant que possible, j’ai maintenant une  énorme contracture des deux côtés.

Je me remobilise pour ne pas lâcher dans la tête, l’arrivée est toute proche.

La croix, enfin, la voilà.

Dernière descente, ne pas cramper, ne pas tomber, ça va un peu mieux en descente finalement.

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Je vois la ligne d’arrivée, je prends la corde, traverse la route et je vais franchir la ligne en 4h25.

Je termine en 19ème position, 6 places de perdues dans les trois derniers kilomètres alors que j’ai touché mon objectif du bout des doigts ; j’en pleurerais.

Il ne m’a manqué qu’une petite demi-heure de course. Je suis détruit, je m’en veux. Les premiers sentiments sont très négatifs, j’ai le sentiment d’être passé très prêt d’une très bonne course.

Il me faudra de longues minutes (heures) pour tirer du positif de tout ça et relativiser.

Finalement :

-           la cheville a tenu,

-          la modification de l’entraînement due à l’entorse n’a pas été trop mal gérée,

-          il ne m’a manqué que quelques minutes de course,

-          sur des courses de moins de 3 heures, je ne dois pas être mal,

-          je gagne 13 places et 21 minutes par rapport à l’an passé dans des conditions climatiques plus difficiles,

-          Mon estomac va beaucoup mieux, j’ai même pu manger un peu au repas d’après course.

Et puis surtout on a passé un très bon week-end en famille ponctué par un excellent repas au restaurant : Les Sapins à Nalzen, une très bonne adresse a recommandé si vous êtes dans le secteur.

Arno a brillé au Trail des Gypaëtes avec une belle 13ème place.

Et comme toujours l’organisation des Citadelles a été sans faille, toujours des bénévoles souriants, toujours des ravitaillements complets. Bravo à Michel et son équipe.

Et quels paysages !!! La beauté de ces sentiers ne peut se décrire.

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Vidéo trail des Citadelles 2012 Running Mag

En attendant le compte rendu et mes vidéos, voici, l'excéllente vidéo de Running Mag.

Merci à eux pour ce beau montage.

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02 avril 2012

TRAIL DES CITADELLES 2012

Voilà, dernière semaine, la préparation est faite.

Il y a toujours des aléas et on suit rarement le plan établi à la lettre. Cette année, la complication fut une bonne entorse à la cheville contractée sur une chute à VTT. Entorse à gauche suivie d'une entorse à droite en compensant et une fin de préparation perturbée en partie mais plus de peur que de mal.

Un aléa qui oblige comme toujours à faire des choix et à prendre des décisions. J'ai donc réalisé l'essentiel de mes séances sur les trois dernières semaines à vélo, une nouveauté pour moi, le vélo étant jusque là uniquement consacré à la récupération.

J'ai effectué une ré-éducation active en allant au kiné quotidiennement. Un grand merci à Karine Viala, kinésithérapeute de talent (et une brillante athlète que j'ai entraîné par le passé) qui a fait en sorte que mes chevilles retrouvent force et souplesse.

Verdict dimanche. Et on va voir si ces séances à vélo ont suffit à compenser les séances à pied. Dans tous les cas, c'était une expérience intéressante que je vais essayer de poursuivre un peu.

Il ne reste plus qu'à faire du jus cette semaine et préparer le corps et l'esprit à se dépasser dimanche prochain.

Dimanche au départ, j'aurais une pensée pour mon pote Arno au départ du Trail des Gypaëtes du côté de Lourdes.

Je suis sur qu'il pensera à moi dans la montée du Pibeste.

 

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